Ingrid Betancourt, il FARC y avoir du sport !

Publié le par Monzoeil

Lundi 3 novembre, 2008

Rubrique sylvestre


Soufflés par cette info Dans le JDD : Comment Ingrid Betancourt a été libérée


 


Tu parles ! Du bla bla tout ça oui ! Mon Œil s’est procuré les notes confidentielles d’Ingrid griffonnées sur des vieux billets qui valent plus un clou puisque l’inflation est de 1000% par semaine dans ce putain d’enfer vert !


Comment je m’ai libérée toute seule


5h15 du matin quelque part dans la jungle colombienne

I
ngrid : « Consuella tu dors ? »


Consuella DI PASO DEL LA NUNIA EL CORDOBA
  (pour plus de simplicité nous l’appellerons par la suite Consuella) : no soy despertada (pour plus de simplicité là encore, nous traduirons directement)


Ingrid : J’ai du perdre mon chapelet hier soir à l’arrivée au campement et ça m’embête ! Tu m’aiderais à le retrouver ?

 


Consuella
 : Si mais toi attendre qu’il fait jour !


Ingrid
 : Ah t’es pas con toi Consuella !


Consuella
 : Si ! Je sais !

5h30  - L’aube dégouline des frondaisons, les grands singes, là haut dans les arbres, s’étirent et se tirent sur l’élastique en se grattant, ce qui fait un bruit infernal. Une nouvelle journée commence.

 


Ingrid
 : Putain ! J’en ai marre de cette jungle ! Tu peux pas savoir ce que je donnerais pour un bon gros embouteillage sur la place de la Concorde ?


Consuella
 : Kesako ?


Ingrid
 : rien ! Laisse tomber et aide moi plutôt à chercher cette saloperie de chapelet ! Oups pardon Mon Dieu !

Elles s’éloignent doucement du campement. Les combattants des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (pour plus de simplicité nous les appellerons désormais FARC) dorment encore et ajoutent leurs ronflements aux hurlements des grands singes !

 


Ingrid
 : Putain mais quel bordel ! J’me demande comment on arrive à supporter ça !


Consuella
 : Kesako ?


Ingrid
 : Laisse tomber !

Elles sont à une centaine de mètres du campement à présent.

Mais, nous direz-vous, je croyais que les otages étaient constamment attachées ?

Eh bien non ! Hier soir les combattants des FARC étaient pleins comme des boudins et ils ont oublié de les ligoter.

 


Consuella
 : Ingrid ! Este ta chapoulette ?

Elle agite les bras et montre un objet.

 


Ingrid : Ah non ça c’est mes boules de geisha mais le chapelet doit être juste à côté !


Consuella
 : Este boulettas de geishas ?

Ingrid : Laisse tomber !

Elles se remettent à chercher mais sont maintenant hors de vue du campement.

 


Ingrid, relevant la tête : Eh Consuella ! On serait pas paumées là ?


Consuella
 : Si muy completamente  al oeste


Ingrid
 : Quoi ?


Consuella
 : Abandonna !


Ingrid
 : Mais qu’est ce qu’on va devenir Consuella ? Je saurai jamais me démerder moi dans la jungle ! Y a plein de bestioles qui rampent, qui grouillent et qui vous sautent dessus. J’veux revoir mes gars musclés des FARC.

Elle se met à hurler. Sûrement les nerfs qui lachent après tant d’années de captivité.

 


Consuella
 sautant au cou d’Ingrid : Mira ! Mira ! un helicoptero !


Ingrid
 : Ah arrête sale gouine ! c’est pas le moment !


Consuella
montrant une clairière à une centaine de mètres : Helicoptero ! Helicoptero !


Ingrid
 : Ah non ! j’ai toujours eu peur de ces engins là moi !


Consuella
 : Somos salvadas ! somos salvadas ! – ah oui c’est vrai la traduction – Nous sommes sauvées ! Nous sommes sauvées


Ingrid
se dirigeant vers l’hélicoptère : Oui ben en tout cas rends moi mes boules de Geisha !


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